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CAPOEIRA

Introdution (voir en-dessous)

Capoeira Angola (cliquez sur le texte pour aller à la page)

Capoeira Régionale (cliquez sur le texte pour aller à la page)

La Capoeira est une expression très populaire de la culture et de l'identité des noirs à Bahia. Je vais utiliser le mot "noir" pour indiquer quelqu'un d'origine africaine, même si, au Brésil, le mot "nègre" (negro) est considéré comme politiquement correct et pas le mot "noir" (preto) qui indique la couleur at a une connotation péjorative. La Capoeira est un mélange d'art martial, danse, musique et de savoir vivre.

La Capoeira a été créée, il y a des siècles, par les esclaves africains comme une manière de défense personnelle et une arme contre l´oppression par les blancs. La vraie origine de la Capoeira est un rituel africain nommé N'golo, qui symbolise la transition à la vie d'adulte. Dans ce rituel les jeunes guerriers des tribus luttaient entre eux, en imitant les mouvements des zèbres à l'èpoque de l'accouplement. Celui qui sortait en vainqueur avait le droit de choisir son épouse entre les jeunes femmes de la tribu, sans être obligé à payer la dot de marriage.

Les esclaves africains au Brésil ont découvert que si ces mouvements des zèbres étaient exécutés avec rapidité, souplesse et malveillance, ils pouvaient être fatals à l'adversaire. En vue de leur situation pénible comme esclaves et de la violence qui leur était infligée, les esclaves commençaient à pratiquer, dès que c'était possible, cette forme de lutte dans les "capoeiras" des plantations de cannes à sucre, où ils étaient obligés à travailler. Ces "capoeiras" sont des endroits dans les plantations où la canne a été réduite en cendres comme engrais et qui étaient pourtant parfaits pour les esclavent se cacher et pratiquer la Capoeira, sans être vus par leur maîtres. Cette técnique de lutte était la seule arme dont les noirs disposaient pour se défendre contre les fusils des maîtres et des capitains de forêt (genre de police privée appartenant aux grands propriétaires de terres) dans leurs tentatives de fuite vers les communes appelées de Quilombos où vivaient en liberté les noirs qui avaient échappé à l'esclavage.

Après l'abolition de l'esclavage, les esclaves libérés et abandonnés à leur propre sort avaient d'autant plus besoin de cette méthode de défense personnelle que celle-ci est devenue le symbole de la résistance des noirs contre l'oppression des blancs. Il y a un siècle, des hommes de tout âge se rassemblaient à des endroits différents de Salvador, sur les esplanades et dans les rues, pour organiser de grandes "rondes de Capoeira". Cést la forme typique pour pratiquer la Capoeira où plusieures personnes forment un cercle au milieu duquel les combattants font leur lute. Cette exhibition publique de Capoeira incommodait et préoccupait tellement le gouvernement républicain qu'en 1889 la Capoeira était conçue comme criminelle. Ainsi les pratiquants de la Capoeira étaient encore une fois oppressés et persécutés.

ronde de Capoeira

Il existent actuellement différentes formes de Capoeira, mais elles ont en commun la lutte et l'accompagnement par des chants et de la musique. L'instrument le plus typique de la Capoeira est le berimbau, fait d'une bâton en bois où sont fixés une calabasse creuse et une corde métallique. Beaucoup de noirs, mais aussi des blancs, hommes et femmes, jeunes et adultes pratiquent aujourd'hui la Capoeira, comme forme de lutte et de danse, mais aussi comme une expression culturelle plus ample ou même comme une forme de résistance et de philosophie de vie.
Entre les variations de la Capoeira se distinguent particulièrement la Capoeira Angola et la Capoeira
Régionale.